Dans sa hotte, la Chambre prépare déjà de nouveaux jeux de données

Published on December 1, 2022

Début octobre, la Chambre des Députés apportait sa première pierre – de taille – au portail Open data. Elle compte ne pas s’arrêter en si bon chemin. Entretien avec Damien Ghielmini et Jonathan Baud, du service des technologies de l’information, qui ont coordonné ces premiers jeux de données.

Damien Ghielmini, Jonathan Baud. Photo : Grégory Molitor

D’où est venue la volonté de mettre à disposition ces sept jeux de données aujourd’hui accessibles sur le portail Open data ?

La refonte de notre site Internet, publiée de manière concomitante, avait pour but de s’adresser davantage au grand public – l’affluence reste modeste mais en croissance soutenue et le nouveau site supporte cette dynamique. De manière complémentaire, la mise à disposition de ces données sur le portail Open data cible des experts – chercheurs, journalistes, etc. – qui vont exploiter les données et les réutiliser, les faire circuler dans la logique de transparence de la démocratie.

Si la refonte du site n’avait pas été à l’ordre du jour, nous aurions malgré tout procédé à cette publication de données : en termes de coûts, l’opération est réduite. La Chambre elle-même va en bénéficier pour ses propres travaux, en rendant accessibles des données disponibles.

Deux mois plus tard, de quels premiers retours disposez-vous ?

Ils sont bons, aussi bien parmi les députés qu’au sein de la société civile. Quelques articles ont salué l’initiative. Une réutilisation a déjà été publiée sous la forme du site elus.lu, cela va dans le bon sens. Il est évident qu’il y avait un besoin. Cette action vise également, en interne, à montrer à quel point la qualité des données produites par la Chambre est importante.

D’autres jeux de données doivent-ils suivre ?

Jonathan Baud. Photo : Grégory Molitor

Tout à fait. Six autres jeux de données doivent rejoindre cette première série, d’ici la fin de cette année. On entrera plus en détails dans le travail parlementaire, pour y trouver en particulier :

  • les votes ;
  • les interventions des députés en séance plénière ;
  • la liste des motions, projets de propositions de lois et directives européennes ;
  • la liste des réunions de commissions.

Cela ira donc plus loin que les simples présences aux séances ou les participations aux questions ou textes de lois.

Précisément, c’est au sein de ces commissions que le travail parlementaire est intense, mais peu connu. Sera-t-il possible de savoir si un député est actif au sein d’une commission particulière ?

Aujourd’hui, il est déjà possible de savoir dans quelle commission siège son député, quel y est son rôle. La présence aux réunions de commission est techniquement connue, mais cela va sans doute au-delà de notre mission et il est probable que nous n’irons pas jusque-là. Il existe une vingtaine de commissions ; de nombreux députés siègent dans plusieurs d’entre elles et tout député peut être observateur de toute commission. Un député ne peut de toute manière pas avoir le don d’ubiquité. Nous veillerons à ne pas diffuser de données pouvant porter préjudice à l’activité réalisée en interne, par exemple via une interprétation partisane.

À quelle régularité mettrez-vous à jour vos jeux de données ?

Nous travaillons actuellement à l’automatisation – intégrale dans l’idéal – de processus qui, à l’heure actuelle, sont encore majoritairement manuels. Le rafraîchissement dépendra du type de document. La liste des questions parlementaires mériterait une mise à jour quotidienne. C’est ce fichier qui nécessitera la fréquence d’actualisation la plus élevée. En attendant cette automatisation, une mise à jour globale des données est prévue pour fin décembre.

Datasets 7

Reuses 1